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Polémique
Sécurité routière
Du point de vue des assurances, les
grosses berlines, notamment celles dites 4x4, offrent
une protection optimale aux tests Euro NCAP. Le centre
de gravité élevé des 4x4 de franchissement, couplé
à une suspension souple, oblige les conducteurs de ces
véhicules à adopter une conduite très souple et très
en deçà des limitations de vitesse, ce qui va dans le
sens de la sécurité sur route. Les conducteurs de gros
véhicules non spécialisés, comme les monospaces, sont
moins sensibilisés à ce problème et se mettent
beaucoup plus souvent en danger pour les mêmes raisons.
Les enfants sont particulièrement
menacés par ces véhicules surélevés : la hauteur des
4x4 empêche souvent leur conducteur de voir les
tout-petits, et leur tête est la première heurtée par
le pare-choc. Cette hauteur élevée a en outre pour
conséquence, en cas de collision, de projeter le
piéton vers le sol plutôt que de le faire basculer sur
le capot, ce qui augmente généralement les risques de
lésions crâniennes au moment du choc contre le sol,
alors qu'en cas de projection sur le capot on peut
observer une dislocation du rachis. Il en va de même
pour tous les véhicules de type monospace, véhicules
utilitaires ainsi que les poids lourds tels que les bus,
autocars et autres moyens lourds de déplacement.
Heureusement, les constructeurs de ces véhicules
étudient de plus en plus des pare-chocs qui absorbent
le choc et évitent le plus souvent possible le risque
le passer en dessous du véhicule.
Posséder une telle voiture est donc
considéré par certains comme une mise en danger de la
vie d'autrui, et comme le choix de sa sécurité propre
au détriment de la sécurité des autres usagers de la
route. Choix d'autant plus critiqué que les conducteurs
de ces véhicules sont à la source d'un plus grand
nombre d'accidents. Les pare buffles (les spécialistes
préfèrent le terme push-bar) qui équipent certains
véhicules 4x4, sont particulièrement visés en raison
du danger qu'ils font courir aux piétons. L'utilité de
cette push-bar pour un véhicule tout-terrain est de
protéger les éléments de carrosserie en cas de
glissade à faible vitesse. Seulement, une
réglementation européenne n'autorise pour les nouveaux
pare buffles qu'un matériau proche du plastique qui
absorbe le choc.
Le pouvoir supposé de séduction de
ces véhicules est assimilé à une symbolique de
domination découlant de leur aspect massif et puissant.
Les publicités mettant l'accent sur la vitesse et la
puissance de ces véhicules sont également
stigmatisées pour la promotion qu'elles font de ces
comportements routiers jugés irresponsables.
À l'opposé, les défenseurs de ce
genre de véhicules font valoir qu'une moyenne de
comportement ne condamne pas l'ensemble des conducteurs
; on ne peut juger un individu coupable par défaut,
surtout de rouler dans un véhicule homologué. S'il y a
une insuffisance, elle serait alors à chercher dans les
objectifs que se fixent les administrations dont le
rôle est d'assurer la sécurité et le bien être de la
population.
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